Soutenance de thèse de Manon Roustit

Soutenance de thèse de Manon Roustit

Manon Roustit va soutenir sa thèse le 29 mai 2026 à 9 h - salle Amphi Godfrain - La Chantrerie - Nantes à Oniris sur : Prévenir ou guérir : modéliser les stratégies d’acteurs dans la filière jeunes bovins pour évaluer leurs impacts sur les maladies respiratoires et l’usage d’antibiotiques

Membres du jury :

  • Rapporteurs avant soutenance :
    • Barbara HAESLER, Professeur, Royal Veterinary College
    • Katharina STAERK, Head of Science Department, Bundesamt für Lebensmittelsicherheit und Veterinärwesen
  • Président :
    • A préciser après la soutenance
  • Examinateurs :
    • Barbara HAESLER, Professeur, Royal Veterinary College
    • Katharina STAERK, Head of Science Department, Bundesamt für Lebensmittelsicherheit und Veterinärwesen
    • Aurélien MADOUASSE, Professeur, Oniris VetAgroBio, Nantes, France
    • Didier RABOISSON, Professeur, École Vétérinaire de Toulouse, France
  • Directeur de thèse :
    • Pauline EZANNO, Directrice de Recherche, INRAE, Nantes, France
  • Co-directeur de thèse :
    • Arnaud RAULT, Chargé de Recherche, INRAE, Nantes, France

Résumé :

Le grand nombre de facteurs intervenant dans la prise de décision des agriculteurs, ainsi que la rareté des ressources disponibles pour mettre en œuvre des changements, constituent un défi majeur pour la conception de politiques publiques efficaces, en particulier en ce qui concerne l'usage des antimicrobiens en élevage. A partir du cas de la filière bovine allaitante française, cette thèse explore comment l'équilibre entre prévention et traitement peut contribuer à réduire certaines externalités négatives de l'élevage. Ce travail propose dans un premier temps un cadre intégrateur reliant les déterminants identifiés dans les études économiques et socio-psychologiques.

Dans un second temps, cette thèse examine comment les comportements préventifs face aux maladies animales sont entravés par des asymétries d'information et des divergences structurelles entre les incitations des producteurs dans le contexte français. Un modèle économique de vaccination certifiée visant à réduire ces asymétries d'information est développé. Les résultats mettent en évidence pourquoi les programmes de vaccination volontaire diffèrent structurellement des programmes de contrôle des maladies, avec des implications directes pour les politiques publiques. Ils suggèrent que la correction des asymétries d'information à elle seule pourrait ne pas suffire à assurer une adoption durable de la vaccination, et que des instruments politiques complémentaires pourraient être nécessaires pour maintenir la participation. Les politiques influençant les coûts relatifs de prévention et de traitement peuvent être amenées à jouer un rôle clé dans la conception de politiques efficaces de gestion de la santé animale.

Mots clés :

Santé animale, décisions stratégiques, politiques publiques, résistance aux antibiotiques, vaccination